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jeudi 30 octobre 2014

Nathalie Hug - L'Enfant-rien

Après avoir lu La demoiselle des tic-tac, j'ai voulu lire un autre roman de Nathalie Hug et mon choix s'est porté sur L'Enfant-rien.

Ce récit est passionnant, doux, tendre, mais difficile et cruel par moments.

Adrien n'a pas de père et guette chaque semaine l'arrivée du père de sa demi-sœur, qu'il croit également être son père.

Tout au long de ce livre, nous lisons et vivons la quête d'identité que Adrien mène afin de pouvoir vivre, de pouvoir exister. La vie n'est pas simple avec lui, ni avec sa mère et lorsque celle-ci a un accident, Adrien se retrouve encore un peu plus isolé.

Ce livre est poignant, doux et mélancolique à la fois. Comme pour Rose dans la Demoiselle ..., j'ai ressenti le mal-être d'Adrien tout au long du livre. Nathalie Hug a cet énorme talent de pouvoir faire transpirer les mots, c'est-là dire qu'elle a la faculté de nous faire ressentir toutes les émotions qu'elle veut faire passer à travers ses phrases, ses écrits.

C'est un petit livre par sa taille, mais un grand livre par son contenu.








Nathalie Hug, L'Enfant-rien, Editions Le livre de poche, 2012, 119 pages

lundi 19 novembre 2012

Nathalie Hug - La demoiselle des tic-tac


Recommandé par mon libraire (Au bord du livre à Bouillon, en Belgique), ce livre est à la fois passionnant et dérangeant: passionnant parce qu'il est difficile d'en lever le nez tellement l'histoire est prenante et extrêment bien racontée; dérangeant parce que le livre raconte la souffrance de Rosy et de sa mamamn, Mutti, durant la guerre 40-45 et que c'est une période de l'Histoire avec laquelle j'ai du mal.

Les deux protagonistes sont allemandes et vivent en Moselle. Mutti admire Hitler, ce qui n'est pas sans lui attirer des ennuis. Durant l'hiver 44-45, elles se cachent dans une cave en essayant de survivre. Rosy découvre alors les tic-tac, surnom affectueusement donné par son oncle adoré Edy aux araignées, et a pour autre compagnie une petite poule.

Au début de la lecture, j'ai eu du mal à comprendre les "aller-retour" entre le passé et le présent, racontés en alternance, chapitre après chapitre. Les descriptions de l'horreur que vivent Rosy et sa maman sont tellement bien écrites qu'elles font froid dans le dos et que j'ai parfois eu l'impression d'être dans cette cave. Je me suis surprise à avoir "peur" de la suite comme si j'étais moi-même devenue une protagoniste de l'histoire.

Je ne dévoilerai pas l'épilogue car c'est un livre qu'il faut lire pour en comprendre la teneur et en saisir toute la portée. Je peux cependant ajouter que le livre, malgré la noirceur et l'atrocité de la situation, se révèle être un joli conte car il est raconté du point de vue d'une enfant de dix ans, Rosy.

A lire, et à savourer...






Nathalie Hug, La demoiselle des tic-tac, Editions Calmann-Lévy, 2012, 201 pages