mardi 23 août 2011

Karen Templeton - Moi, l'amour et autres catastrophes

Vous le savez déjà, j'aime varier les genres. En ces temps de chaleur assomante, j'avais besoin de lire un livre qui "détend". Je m'attendais à trouver dans ces pages une histoire de filles un peu niaise (l'histoire, pas les filles, je n'oserais pas!) et j'ai été très mais alors très agréablement surprise.

L'auteur écrit un peu comme elle parle, il n'y a donc pas grand chose à dire sur le style. Cette manière d'écrire insuffle de la fraîcheur à ce livre; je m'imaginais les scènes en les lisant, imaginant très bien un film digne d'une ladies' night!

Ginger Petrocelli, New-Yorkaise hyper branchée, se fait plaquer par son chéri juste devant l'autel (en fait, il ne viendra même pas à ses propres noces). La semaine suivante, elle perd son patron, son job, son appartement et hérite d'un chien dont elle doit s'occuper alors qu'elle a déjà du mal à s'occuper d'elle-même... Se mêlent à tout cela, dans le désordre, ses meilleurs amies, Shelby et Terry, une vieille connaissance, Nick, Nedra, une mère encombrante ou pas si encombrante que ça finalement, une nonna italienne délicieuse, un coq (si, si!), et ... tout cela finit-il bien? C'est un roman américain, mais pas totalement ... A vous de comprendre!

En tout état de cause, je recommande ce livre aux demoiselles (et dames aussi!) qui ont envie de lire une histoire rafraîchissante, qui, tout en étant classique, sort un peu de l'ordinaire.

C'est une jolie bouffée d'air frais ...






Karen Templeton, Moi, l'amour et autres catastrophes, Editions Harlequin, Collection Red Dress Ink., 2009, 482 pages

mardi 5 juillet 2011

1029 visites ...

depuis un mois ... je suis soufflée!

Evidemment, le coup de pouce de Sophie y est pour quelque chose! Merci Miss!

Cela fait plaisir de voir qu'autant de personnes ont pris la peine de cliquer et, j'espère, de lire quelques bafouilles que j'ai pu vous livrer.

A bientôt pour de nouvelles aventures...

lundi 6 juin 2011

Gunnar Staalesen - Pour le meilleur et pour le pire

Quand on lit le titre, on se demande si on va assister au pire ou au meilleur! Et bien, pour moi, avec Gunnar Staalesen, c'est toujours le meilleur! Même si, vu son attitude parfois un peu limite, on s'attend souvent au pire avec son héros, ou plutôt anti-héros, le détective Varg Veum, grand adepte de femmes et d'aquavit (boisson scandinave très alcoolisée!).

Staalesen fait partie de ces auteurs "nordiques" qui écrivent des policiers tout à fait étonnants et détonnants. Je suis fan de ce genre de littérature, où tout n'est ni blanc ni noir mais toujours un peu "gris". Le titre reflète d'ailleurs très bien l'ambiance du livre où on navigue entre les deux extrêmes, entre deux eaux ...

Dans les romans de Staalesen, on découvre Bergen, deuxième ville de Norvège, à travers les yeux de Veum, qui la connaît bien, de par ses différents métiers (d'abord au Service de la Protection de l'Enfance et enfin comme détective privé, sans trop de clients ... une sorte de "Nestor Burma" nordique). La description qu'il en fait n'est pas très flatteuse: prostituées, délinquance, violence, drogue, alcool, ... mais, au fil du livre, on peut quand même ressentir l'attachement de l'auteur à sa ville natale.

J'ai découvert cet auteur par l'intermédiaire d'une amie qui m'avait prêté un de ses livres, Le loup dans la bergerie. Connaissant mon goût pour les romans policiers, elle m'avait demandé mon avis sur ce genre totalement différent et j'ai accroché tout de suite! Depuis, je ne m'en lasse pas ... Merci Christine!

Mais venons-en à l'histoire elle-même: un matin, Veum reçoit la visite de Roar, un jeune garçon à qui on a volé la bicyclette. Devant l'innoncence du petit, Veum s'émeut presque et décide de l'aider. Il fait alors la connaissance de Joker et de sa bande, qui terrorisent le quartier où habitent Roar et sa maman. Le lendemain, c'est Wenche, la maman de Roar, qui appelle Veum: le petit a disparu... S'ensuivent un meurtre, la révélation d'adultères, le fameux aquavit, les femmes, ... jusqu'au dénouement tout à fait surprenant!

Malgré un rythme un peu lent, l'histoire nous tient en haleine et nous donne envie, à chaque chapitre terminé, de lire le suivant pour connaitre la fin!

Paru en 1977 en Norvège, Pour le meilleur et pour le pire, n'est paru qu'en 2004 en France. Dommage d'avoir attendu aussi longtemps pour profiter d'un tel roman policier ... Maintenant, les livres "nordiques" sont à la mode! Autre temps ...







Gunnar Staalesen, Pour le meilleur et pour le pire, Editions Gallimard, Collection Folio Policier, 2004, 418 pages

mercredi 1 juin 2011

Pénélope Bagieu - Cadavre exquis

Bande dessinée sympthique écrite par une jeune femme tenant un blog sur le net, Cadavre exquis a tout pour plaire, même si ... Les dessins sont agréables, mais pas très recherchés (le décor de l'appartement, par exemple, est très succinct) et le scénario part d'un bon sentiment, mais n'évolue pas de manière égale.

Au fil des 124 pages, l'intensité monte, monte, monte, mais la fin me laisse sur ma faim. Elle me semble bâclée, comme si, une fois arrivée à la fin de la montée, l'auteur n'avait plus assez de souffle pour trouver une chute étonnante, rigolote voire stupéfiante.

Zoé s'ennuie dans son boulot d'hôtesse d'accueil et dans sa "vdm" avec un gars qui n'en vaut pas la peine. Elle rencontre un auteur qui a connu des succès de librairie retentissants mais qui est en panne d'inspiration depuis des mois. Petit à petit, il se remet à écrire ... Jusqu'à ce que ...

Serait-ce une autobiographie? Pourquoi pas, après tout, la peur de la page blanche est présente à l'esprit de tous les auteurs... Mais j'espère que l'histoire ne se termine pas toujours de cette façon pour les auteurs (je ne raconterai pas la fin, je ne voudrais pas gâcher le plaisir des personnes qui ont envie de lire la BD).

Bonne lecture!






Pénélope Bagieu, Cadavre exquis, Editions Gallimard, Collection Bayou, 2010, 124 pages

jeudi 21 avril 2011

Lecture en arrêt

C'est presque avec déchirement que je ne lis pas en ce moment, du moins pas de romans .. Je lis des manuels tels que "Finances publiques", "Procédure pénale", "Droit fiscal", etc etc.

De plus, depuis quelques semaines, je vais travailler en voiture. Habituellement, je prends les transports en commun, ce qui me permet de "dévorer" des bouquins à longueur de semaine ...

Promis juré, en mai, je reprends mes bonnes vieilles habitudes!

Bonne fête de Pâques et n'oubliez pas de manger du chocolat....

lundi 28 mars 2011

Sarah Mlynowski - City Girl

Je ne lis pas que des chefs d'oeuvre, c'est sûr! J'aime me reposer l'esprit avec des livres légers et fleuris, c'est vrai! Mais ce livre-ci ... Aïe Aïe Aïe

Bloquée un dimanche dans l'une des gares de Bruxelles à cause de trois trains annulés (vive la SNCB!), je n'avais pas d'autre choix que de lire ... A priori, ce n'est pas un problème, c'est même tout le contraire!

Mais il y a lire et lire ... En l'achetant, je me doutais bien que ce roman pour "jeunes femmes branchées" n'avait rien de profondément intéressant ni de très subtil, mais ... à ce point!

Que dire de ce livre? L'auteur y parle d'une jeune femme de 24 ans désespérée parce qu'elle n'a pas trouvé l'homme de sa vie. Elle s'est fait larguer par un certain Jeremy qui se la coule douce en Thaïlande en compagnie d'une autre, elle flirte à gauche et à droite, essayant tour à tour l'un ou l'autre "pigeon" pour finalement se réfugier dans les bras d'un ami de Jeremy, après avoir, bien évidemment, "re"-couché avec lui (Jeremy, pas l'autre). Vous me suivez? Et encore, là, c'est bien raccourci et simplifié!!!

C'en est à se demander si la jeunesse (hommes ou femmes) d'aujourd'hui est ainsi: confondant amour et belle voiture, amour et mec branché, amour et argent ... Sans doute ce livre a-t-il un fond de vérité, mais il m'a laissé un goût amer après sa lecture! Parce que, au final, suis-je aussi superficielle? J'espère que non!







Sarah Mlynowski, City Girl, Editions Harlequin, Collection Red Dress Ink., 2009, 433 pages

Arthur Conan Doyle - Une affaire d'identité et d'autres aventures de Sherlock Holmes

Amatrice assidue de la série télévisée de la BBC où Jeremy Brett campe un impressionnant, imprévisible et magnifique Sherlock Holmes, ce livre est le premier écrit par Sir Arthur Conan Doyle que je lis. Pourtant il a été prolixe et est considéré comme l'un des fondateurs du roman policier.

Pour l'époque, il s'agit sans doute de nouvelles à rebondissements, mais à l'heure des Experts et autres Esprits criminels, il va sans dire que les intrigues sont légères et finalement assez simplistes.

A lire pour le côté "classique" du genre...






Arthur Conan Doyle, Une affaire d'identité et d'autres aventures de Sherlock Holmes, Editions Gallimard, Collection Folio 2€, 2010, 113 pages

John Cheever - Une américaine instruite

Que dire de ce Folio 2€? Que je suis déçue, que je m'attendais à autre chose, que je pense que, une fois le stock épuisé, je n'achèterai plus de livre de cette collection, ...? Oui, tout cela à la fois.

Pourquoi? C'est bien simple: de petits livres, des nouvelles la plupart du temps, une cinquantaine de pages à peine...

Cette histoire n'est pas très fouillée, elle n'est pas non plus très simple. Etonnant pour un texte de 50 pages. L'idée est bonne, la construction tient la route mais l'auteur nous embrouille avec des détails qui ne sont pas nécessaires et, à mon sens, il aurait été plus judicieux de décrire les personnages plus profondément, d'autant que l'histoire est tragique!

Comme pour les autres, le point positif est que c'est un livre de ... 110 pages ...





John Cheever, Une américaine instruite précédée de Adieu, mon frère, Editions Gallimard, Collection Folio 2€, 2009, 110 pages

mercredi 2 mars 2011

Grégoire Polet - Petit éloge de la gourmandise

Acheté (avec 15 autres de ses "complices" dont le bouquin précédemment critiqué) à la Fnac au moment de la Foire du livre de Bruxelles, j'avoue avoir été déçue par ce livre.

Naïvement, je pensais lire une histoire tout en douceur, en sucre et autre tendresse comme le suggère la couverture. Mais, en fait, il s'agit d'un essai dressant le portrait de la gourmandise dans tous les domaines: la peinture, la littérature, la musique, etc.

Bien écrit, même si parfois le vocabulaire est un peu "pompeux", ce livre est intéressant, mais il faudrait indiquer qu'il s'agit d'un essai et non d'un roman pour ne pas induire le lecteur en erreur. Ayant acheté d'autres "Petit éloge de ...", j'imagine qu'il en ira de même pour les suivants.

Affaire à suivre ou plutôt à lire...






Grégoire Polet, Petit éloge de la gourmandise, Editions Gallimard, Collection Folio 2€, 2010, 103 pages

mardi 1 mars 2011

Gilbert-Keith Chesterton - Trois enquêtes du Père Brown

Paru dans la collection "Folio 2€", ce livre reprend trois nouvelles écrites par l'auteur. Ce sont des nouvelles simples, courtes, faciles à lire et sans beaucoup d'intérêt. Il faut dire que ces nouvelles ont été écrites dans les années '20 et que les moyens de l'époque n'étaient pas du tout les mêmes que ceux dont disposent les policiers de nos jours pour résoudre une affaire.

En résumé, c'est un livre qui se lit vite, qui ne prend pas la tête mais que je ne recommanderai pas aux amateurs de polar.





Gilbert-Keith Chesterton, Trois enquêtes du Père Brown, Editions Gallimard, Collection Folio 2€, 2005, 105 pages