mardi 17 juin 2014

Arnaud Friedmann - Le tennis est un sport romantique

Dans ce blog, je n'avais pas encore parlé de mon "autre" passion, le tennis ... Quoi de plus normal de lire ce livre au titre si évocateur.

Et bien le titre est bien plus drôle que le livre en lui-même. Pourtant, l'histoire avait tout pour plaire. Un jeune garçon est persuadé que son père est John McEnroe, le "Big Mac" qui a connu ses heures de gloire dans les années 80.

L'histoire est assez courte, tourne vite "court" en fait, sans allusion au terrain de tennis bien sûr. Heureusement, elle est plutôt bien écrite et les allusions tennistiques m'ont ramenée quelques années en arrière (en fait, une trentaine d'années!) quand j'ai commencé à m'intéresser au tennis justement.

Divertissant sans plus ... Jeu, set et match :)

 






Arnaud Friedmann, Le tennis est un sport romantique, Editions JC Lattès, 2013, 250 pages 


lundi 16 juin 2014

Jean Teulé - Le Magasin des Suicides

Que dire de la famille Tuvache? C'est une famille déjantée qui n'a qu'une envie: aider les gens à se suicider... Drôle de business, vous ne trouvez pas?

Tout dans cette famille tient de la morosité: les parents, Mishima et Lucrèce, et deux des enfants, Marylin et Vincent, sont des personnages noirs et sans aucune émotion. Seul Alan, le plus jeune des enfants, semble avoir une once d'humanité, et même plus que ça. 

Alan veut faire le bien, vous imaginez que les parents ne sont pas du tout d'accord, eux qui ont comme fond de commerce la dépression, le désespoir et si possible, le suicide! Même Marylin, après avoir rencontré Ernest, s'y met elle aussi... Quel désespoir pour les Tuvache, voir la gaïeté et les rires entrer dans leur maison, sacrilège!

Il paraît que ce livre est drôle et absurde. Absurde, je confirme, mais pas dans le bon sens du terme (genre Godot, vous voyez ce que je veux dire?). Drôle, je ne dois pas avoir lu la même histoire.

Je trouve que Jean Teulé, même s''il veut sans doute bien faire, en fait beaucoup trop! Tout est surfait, surdimensionné, ... Je n'ai pas du tout accroché, et comme Mangez-le si vous voulez, je n'avais qu'une hâte, c'était de terminer ce livre qui, heureusement, ne compte que 157 pages.

Bref, indigeste pour moi, même si le thème pouvait sembler sympathique.

Plus que 2 livres de Teulé dans ma PAL ... ouf, je tiens le "bon bout". En tout cas, aussi bonnes que puissent être les critiques à son égard et aussi sympathique que puisse être cet auteur, je me suis promis de ne plus jamais acheter de livre écrit de sa plume.








Jean Teulé, Le Magasin des Suicides, Editions Pocket, 2007, 157 pages

Arnaldur Indridason - La Cité des Jarres

Depuis quelques années, les polars nordiques ont envahi (dans le bon sens du terme) nos librairies et nos bibliothèques. J'ai eu l'occasion de lire quelques oeuvres d'auteurs norvégiens et suédois, mais c'est la première fois que je lis une histoire islandaise. Et je ne suis pas déçue.

Ce livre est le premier édité en France de cet auteur. Les personnages ne sont ni blancs ni noirs, mais varient entre le gris clair et le gris foncé et ce genre d'ambiguïté ou de "faiblesses" me plaît énormément.

De même, la victime n'est pas non plus une oie blanche.

L'histoire est a priori assez simple: un monsieur se fait assassiner dans son appartement et, a priori, sans aucune raison apparente. En parallèle, une amie de la fille du Commissaire Erlendur disparaît. le tout se déroule dans les faubourgs de Reykjavík.

Sombre, voire glauque à certains moments, ce roman l'est à souhait! Pourtant, les rebondissements étant assez nombreux, l'auteur nous tient en haleine jusqu'au dénouement. Un autre point à souligner est la difficulté de communication entre les protagonistes, que cela soit entre les collègues ou entre le commissaire et sa fille.

Ce roman traite également de la filiation et des risques de répertorier le génome humain dans une base de données afin d'utiliser ces données de n'importe quelle manière. 

En conclusion, on peut dire que ce roman est dérangeant, mais comme il est terriblement bien ficelé et bien écrit, j'ai adoré!










Arnaldur Indridason, La Cité des Jarres, Editions Métailié, 286 pages, 2005

Romain Puértolas - L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

Très intriguée par le titre de ce livre, je me suis empressée de l'acheter.

Bien qu'assez amusée au début par les noms "à rallonge" du fakir et d'autres protagonistes, je dois avouer que, au fur et à mesure de la lecture, cela a fini par m'agacer. Mais ce n'est qu'un tout petit point négatif dans cette lecture.

Le fakir en question a quitté son Inde natale pour venir s'acheter un lit à clous chez Ikea en France. De mensonges en mensonges, de péripéties en péripéties, les unes les plus invraisemblables que les autres, notre fakir trouve l'amour en France ... après avoir été "embarqué" en Espagne et en Angleterre et surtout poursuivi par un taximan parisien qu'il avait arnaqué à son arrivée à l'aéroport!

Son périple est long, difficile et fastidieux.

Sous cette fable, j'y ai vu surtout une satyre et une critique de l'accueil réservé aux immigrés à nos frontières. Ce sujet est sensible, difficile et particulièrement d'actualité. L'auteur a choisi d'un parler sur un ton léger, tout en mettant l'accent sur l'absurdité de certaines situations.

Tout en se voulant facétieuse, cette histoire est bien plus profonde que son titre ne voudrait le laisser penser. Après avoir vu ce livre, vous ferez plus vos courses chez le géant suédois de la même façon :)







Romain Puértolas, L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Editions Le Dilettante, 253 pages, 2013

dimanche 1 juin 2014

Thierry Colombié - Les héritiers du milieu, au coeur du grand banditisme de la Corse à Paris

Tout d'abord, un grand merci à Babelio et aux Editions de la Martinière pour m'avoir fait découvrir ce livre dans le cadre de Masse Critique.

J'ai eu du mal à "entrer" dans le livre tant les informations sont nombreuses et diverses. Au fil des pages, je me suis littéralement plongée dans cet essai que j'ai fini par lire "à toute vitesse" dans un TGV ... Extrêmement bien documenté, bien écrit, très précis, cet essai nous dépeint, textes de jurisprudence à l'appui, les complots, règlements de compte, machinations et autres braquages que la France et plus particulièrement la Corse a connus ces dernières années. de plus, et je trouve cela très courageux de la part de l'auteur, une corrélation est faite entre police et truands; où s'arrête la "frontière" entre les deux?

Très instructif (notamment concernant la guerre des polices), ce livre est audacieux. Il décrit également les guerres de clans, les intérêts financiers ou footballistiques impliqués dans les "trafics".

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, même si j'ai eu du mal au début. Les faits sont parfois difficiles à suivre en raison du grand nombre de protagonistes et de détails, mais il a sa place dans toute bonne bibliothèque!

Bonne lecture...

 






Thierry Colombié, Les héritiers du milieu, au coeur du grand banditisme de la Corse à Paris, Editions de la Martinière, 2013, 350 pages










Marc J. Hermant - Les dépeceurs de Spa

J'avais acheté plusieurs livres de cette collection dite "romans de gare". Celui-ci est le troisième que je lis et j'y ai trouvé un certain intérêt.

Certes l'intrigue n'est pas très fouillée, les personnages ne sont pas réellement aboutis, mais serait-ce possible en si peu de pages? Le titre est accrocheur, même si, au fil de la lecture, on finit par comprendre ce que à quoi le mot "dépeceurs" fait référence.

Malgré cela, l'histoire m'a plu. Quatre jours avant les célèbres Francopholies, un corps est découvert au pied du funiculaire permettant l'accès aux Thermes. Le commissaire Falkenbach est chargé de l'affaire.

Cette histoire parle de Spa, magnifique ville d'eau de Belgique, mais également de trafic de voitures de luxe et de cambriolages d'antiquités. Le tout est savamment mélangé dans un style simple, mais adapté au rythme des péripéties vécues par les protagonistes.

En résumé, c'est un livre sans prétention, qui se lit vite, sans être pour autant simpliste. J'ai beaucoup aimé!

Petite anecdote, j'ai lu ce livre à Nürbürg, en Allemagne, à quelques centaines de mètres du célèbre circuit automobile du Nürbürgring! Spa a, elle aussi, son circuit automobile à Francorchamps :)

Bonne lecture...







Marc J. Hermant, Les dépeceurs de Spa, Editions Luc Pire, Collection Kill and Read, 2011,143 pages

 

H.P. Lovecraft - La peur qui rôde

Les trois nouvelles reprises dans ce mini-livre sont extraites d'un recueil paru en 1961.

Ce sont trois histoires fantastiques qui me font penser à la Métamorphose de Kafka, mais écrites de moins belle manière.

N'étant pas une amatrice de fantastique, ces nouvelles ne m'ont ni touchée, ni vraiment intéressée. Cependant, pour les fans du genre, je suppose qu'elles sont un petit bijou car je dois reconnaître qu'elles sont bien écrites! Le style est sobre, ce qui contraste avec le contenu des histoires qui est, pour moi, abracadabrant.

Soit, un livre de la collection Folio 2€. Je n'ai pas vraiment été inspirée en en achetant autant ... 

 







H.P. Lovecraft, La peur qui rôde, Editions Gallimard, Collection Folio 2€, 2008, 113 pages


Pas toujours évident ...

d'écrire une critique quelques semaines, voire quelques mois après avoir lu un livre ... Vraiment pas facile! J'essaie de résorber le retard pris ces dernières semaines. J'aime commenter les livres dans l'ordre chronologique dans lequel je les ai lus, mais il m'est même impossible de me souvenir exactement de leur ordre de lecture ... 

Soit, je m'y mets ce soir, promis! :)

Bon dimanche et surtout bonnes lectures à tous...

vendredi 30 mai 2014

Isabelle Bary - Braine Blues

Le but de cette collection est de publier des livres que l'on peut lire dans les transports en commun. Ils sont d'ailleurs communément appelés "romans de gare".

Curieuse, j'avais déjà lu un autre livre dans la collection "Kill and read". Je n'avais pas été particulièrement séduite, mais pas particulièrement déçue non plus.

En revanche, ce livre-ci me laisse sur ma faim. L'histoire est banale, il n'y a pas vraiment d'intrigue, le premier fait marquant se passe à la page 48 et le second à la page 103. C'est vraiment maigre pour un roman de 128 pages!

L'histoire, en quelques mots, se résume comme suit: Nine, qui refuse qu'on l'appelle par son vrai prénom Faustine, est une jeune quadra mère célibataire qui anime une émission politique à la radio. Elle reçoit un courrier du père de sa fille lui donnant rendez-vous à la gare de Charleroi Sud.

La suite n'est qu'une enfilade de discussions dans un train. Cela ne "vole pas bien haut", même si l'épisode concernant Napoléon Bonaparte est plutôt sympathique. 

Je n'ai pas accroché, je l'ai terminé parce que je n'aime pas laisser un livre inachevé, mais c'était à la fois une perte de temps (1h30) et d'argent (10€). 

Heureusement que j'ai lu le livre dans le bus; au moins le but de l'éditeur est atteint!







Isabelle Bary, Braine Blues, Editions Luc Pire, Collection "Kiss and Read", 2011, 128 pages

Fédor Dostoïevski - La femme d'un autre et le mari sous le lit

La couverture et le titre me plaisaient, le nom de l'auteur est gage de qualité; les conditions sont donc remplies pour que j'achète ce livre!

Malgré tous ces éléments, quelle déception!

L'histoire n'a ni queue ni tête, est totalement absurde et sans aucun intérêt. Si au moins l'absurdité était du niveau de celle de Godot de Samuel Beckett, mais même pas, et nous en sommes même loin!

Heureusement, seulement 96 pages étaient à lire (en caractères assez gros en plus) et cela m'a aidée à terminer le livre.

Décidément, cette collection à 2 euros me déçoit de plus en plus. Dommage!








 
Fédor Dostoïevski, La femme d'un autre et le mari sous le lit, Editions Gallimard, Collection Folio 2€, 2008, 96 pages