vendredi 25 janvier 2013

Franz-Olivier Giesbert - Le lessiveur

Bien connu du monde des médias, FOG est également écrivain. Le lessiveur est le premier livre de cet auteur que je lis et j'ai adoré!!

A Marseille, un tueur en série nettoie la ville et la commissaire Sastre, avec l'aide de l'Immortel (autre livre de FOG que je vais m'empresser de lire!), tente de découvrir l'identité de ce monstre.

Je ne vais pas dévoiler l'intrigue, car j'estime qu'il faut lire le livre. J'ai adoré cette histoire au point que j'étais presque "triste" de devoir attendre le lendemain pour connaître la suite.

Le style d'écriture correspond bien aux romans policiers: bref, court mais percutant. L'histoire est réaliste même si le côté "sexe" de la commissaire détonne un peu et gâche un peu la fin, à mon goût, malgré le rebondissement de l'histoire.

J'ai lu quelques critiques de ce livre sur le net; beaucoup parlent du côté sanglant du récit et recommandent aux âmes sensibles d'éviter la lecture. Je ne partage pas cet avis: il y a des meurtres (sinon serait-ce un livre policier?), il y a du sang, mais pas plus (et bien moins) que dans d'autres romans ou films et séries télévisées.

En conclusion, je recommande ce livre à tous les amateurs du genre. Je m'en vais moi-même acheter (et lire) L'immortel.

Bonne lecture!






Franz-Olivier Giesbert, Le lessiveur, Editions Flammarion, Collection Flammarion Noir, 2009, 295 pages

 

jeudi 13 décembre 2012

Emily Giffin - Duo à trois

Après les 50 nuances ..., je voulais un peu de légèreté. Au vu des commentaires et critiques lus sur différents blogs, je me suis dit que ce livre était tout à fait ce qu'il me fallait.

Et bien non, pas du tout! 

Que pourrais-je dire de cette histoire? Qu'à trente ans, Rachel se trouve toujours aussi nulle, aussi "moins bien" que sa meilleure amie Darcy qui, soit dit en passant, est une vraie garce! Qu'elle a toujours été amoureuse de Dex à qui elle a présenté Darcy et que ces deux personnes vont se marier? Que Darcy se comporte en despote, que Dex est un peu "mou", ...

Que de répétitions également, à croire qu'il faut dire vingt fois la même chose pour que le lecteur lambda comprenne ce que l'auteur veut dire! Mais, même si je lis ce genre d'histoires pour me détendre, je ne suis pas une cruche! Enfin je l'espère...

Bref, j'ai abandonné à la 179e page, à moins de la moitié du livre, j'ai feuilleté la suite et je pense que j'en sais assez. Je connais en tout cas la fin de l'histoire, ce qui me suffit amplement...









Emily Giffin, Duo à trois, Editions J'ai Lu, 2007, 380 pages

mardi 11 décembre 2012

E.L. James - Cinquante nuances de Grey

Comme beaucoup de monde, j'ai succombé au phénomène. Je pensais tomber sur une "perle", le genre de livre qu'on ne rencontre pas souvent et qui laisse un souvenir impérissable. Quelle déception! 

Si le début est plutôt cocasse et prometteur, la suite n'est qu'un "cours après moi que je t'attrape" qui en devient horripilant. Il ne se passe rien, on tourne en rond car on en revient toujours aux mêmes questions qui ne trouvent pas de réponses. De plus, la fin est "bâclée" en 4-5 pages, comme si l'auteur ne savait pas elle-même comment se dépêtrer de cet imbroglio.

L'écriture n'est pas non plus des meilleures. Je ne me targue pas d'être écrivain, bien sûr, mais j'ai lu de bien plus belles proses. Les descriptions sont tantôt longues (et inutiles), tantôt inexistantes (alors qu'elles auraient été plus utiles), l'héroïne a toujours un mot vulgaire ou en tout cas grossier à dire (du moins dans sa déesse intérieure, expression qui m'a d'abord fait sourire, ensuite énervée puis carrément exaspérée). Est-ce dû à la traduction ou à l'écriture elle-même? Difficile à dire car je n'ai lu que la version francophone et je ne vais certainement pas lire la version anglophone.

Ce livre est un best-seller. Soit, tant mieux pour l'auteur. Mais je me demande vraiment ce qui a pu en faire un succès. C'est un roman de gare et même si certaines scènes sont osées, la trame en elle-même est invraisemblable ... une vierge effarouchée qui, à 21 ans, n'avait jamais embrassé personne et qui, dès son deuxième rendez-vous, accepte des pratiques SM ... j'ai des doutes. Il s'agit sans doute d'un fantasme de l'auteur elle-même. Après tout pourquoi pas, mais ce manque de réalisme, très peu pour moi.

D'ailleurs les personnages sont tout aussi surréalistes, bourrés de stéréotypes et n'ont aucune crédibilité: le boss super jeune, super beau, super intelligent, super "tout", qui contrôle tout, à qui tout le monde obéit, et dont toutes les filles/femmes tombent amoureuses; la copine hyper géniale qui fait craquer tout le monde et qui sort avec le frère du premier nommé, lui aussi tout aussi génial et méga beau; le garde du corps tellement discret qu'il est toujours là mais on ne l'entend même pas respirer; la maman mariée, divorcée, remariée, etc., qui donne des leçons de vie à sa fille, etc. J'arrête ici la liste, elle est déjà bien trop longue.

En résumé, j'ai terminé la lecture de cette histoire parce que je n'aime pas laisser un livre inachevé. Peut-être que je tenterai de lire le second tome (et oui, il y en aura trois en tout!), mais ce sera en prêt à la bibliothèque et certainement pas en achat.

Un petit conseil: si vous souhaitez tout de même le lire, empruntez-le à une connaissance ou à une bibliothèque, mais ne déboursez pas 17 € pour cela... Seuls l'auteur et la maison d'éditions y trouveront leur(s) compte(s).







E.L. James, Cinquante nuances de Grey, Editions Jean-Claude Lattès, 2012, 558 pages

jeudi 6 décembre 2012

Marvano - Grand Prix

Cette bande dessinée est un cadeau que j'ai offert à l'un de mes filleuls, passionné de courses automobiles. Vu le titre, je pensais qu'il s'agissait d'une histoire de pilotes, de courses et de championnat.

Et bien pas seulement!

Si l'histoire concerne bien les premiers grands champions automobiles des années 30, il y est également (et surtout) question de l'ascension d'Hitler dans ces années dites folles. On sent déjà ailleurs que, dans les 2 tomes qui suivront, cet aspect sera encore plus développé car il utilise ces "héros" comme outil de propagande.

Les dessins ne sont pas forcément à mon goût, mais la qualité du scénario dépasse largement ce petit désagrément.

Une bande dessinée qui divertit et fait réfléchir, avec en prime une préface de Jacky Ickxx, c'est un vrai régal!









Marvano, Grand Prix, tome 1, La renaissance, Editions Dargaud, 2010, 52 pages

mardi 20 novembre 2012

Willy Lambil & Raoul Cauvin - Les Tuniques bleues, Tome 56, Dent pour dent

Blutch et Chesterfield s'apprécient toujours autant. Mais quand Chesterfield drogue Arabesque pour qu'elle aille au combat, c'en est trop pour Blutch qui se venge d'une manière sournoise.

Les dessins de Lambil sont bons, sans être excellents, et le scénario de Cauvin est somme toute sympathique, mais pas assez creusé. Il y a eu de (bien) meilleurs albums, c'est sûr! Un 56e opus signifie-t-il que la série s'essouffle? Il est difficile de maintenir un niveau de perfection, c'est en tout cas un constat. Je ne dis pas que cet album est mauvais, il est plutôt bon, mais il manque l'humour présent au début de la série et le scénario est un peu bâclé.

Je reste cependant une aficionado et j'attends le 57e tome pour voir si la pente est toujours descendante...






Willy Lambil & Raoul Cauvin, Les Tuniques bleues, 56e tome, Dent pour dent, Editions Dupuis, 2012, 46 pages

Frédéric Deborsu - Question(s) royale(s)

Intriguée par le foin médiatique fait autour de ce livre, je me suis laissée tenter et je l'ai acheté afin de me faire ma propre opinion sur son contenu.

Malgré la publicité et l'embargo décrété pour ce libre, il m'a déçue car, en réalité, il ne révèle pas grand chose que l'on ne savait déjà. Il y a bien quelques révélations sur le père de la Princesse Mathilde, sur les circonstances du mariage de celle-ci avec le Prince Philippe, sur la pingrerie et le niveau de vie de nos altesses, mais il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Certes, la lecture est plaisante car ce pamphlet est écrit comme un roman, mais il y a beaucoup de répétitions et, d'une certaine manière, il s'agit d'une "auto-promotion" de la famille Deborsu quand l'auteur parle de ses exploits ou de ceux de "mon frère Christophe".

En y regardant de plus près, ce livre relate beaucoup de séquences de reportages et d'interviews réalisés pour la RTBF, chaîne de télévision qui emploie (ou a employé) les frères Deborsu.

En résumé, c'est un livre qui a fait, qui fait encore et qui fera sans doute encore beaucoup de bruit pour ... pas grand-chose, si ce n'est de la publicité pour son auteur (et un compte en banque qui se remplit sans doute pas mal)!

A noter qu'un encart "photos" est mentionné dans le chapitre consacré au Prince Laurent, alors qu'il ne se trouve pas dans la version que j'ai achetée...






Frédéric Deborsu, Question(s) royale(s), Editions Renaissance du Livre, 2012, 294 pages

Delphine de Vigan - Les heures souterraines

Etant donné que je ne fais pas les choses comme tout le monde et surtout vu le stock de livres dans ma bibliothèque, je viens seulement de lire ce roman paru en 2009. Depuis l'auteur a publié un best-seller, Rien ne s'oppose à la nuit, qui a fait les beaux jours des librairies lors de la rentrée littéraire de 2011. Malgré cela, c'est sans aucun a priori que j'ai commencé ma lecture.

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas, mais le 20 mai représente quelque chose pour chacun d'eux. Ce jour-là, Mathilde, d'après une voyante, doit rencontrer le prince charmant et Thibault a décidé de quitter sa compagne Lila.

Mais est-ce que les choses vont vraiment se passer de cette manière? Une campagne contre Mathilde est lancée par la personne dont elle est l'adjointe et Thibault, même s'il quitte effectivement Lila, n'en est pas plus heureux pour autant.

A travers ces deux histoires, on découvre la vie de centaines, voire de milliers de personnes. Une vie où règnent train-train, déplaisir, manque de confiance en soi (pour diverses raisons), déceptions, ... Dans ces vies "banales", quotidiennes, on ressent surtout la solitude, ce sentiment d'être "en-dessous de tout" et de ne rien représenter pour personnre.

L'histoire est d'une tristesse affligeante, mais ô combien réelle. Elle est écrite et décrite avec beaucoup de tact, de pudeur et de tendresse, ce qui, au final, la rend extrêmenent belle et touchante. En tout cas, elle m'a émue et interpellée. Après tout, quel est le but de notre vie? Quelle est notre finalité? Toutes ces questions, je l'espère, trouveront une réponse...

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre malgré la tristesse et la douleur qui s'en dégagent et je le recommande vivement. Il faut cependant le lire dans "de bonnes conditions"...






Delphine de Vigan, Les heures souterraines, Editions Jean-Claude Lattès, 2009, 299 pages

Richard Castle - Vague de chaleur

Les aficionados de séries télévisées policières (dont je fais partie) connaissent sans aucun doute Richard Castle. Pour celles et ceux qui n'en ont jamais entendu parler, il s'agit d'un auteur de romans policiers qui "aide" le lieutenant Kate Beckett de la police new-yorkaise dans ses investigations.

Dans ce roman, il n'est pas question de Castle et de Beckett à proprement parler. Il s'agit d'une histoire écrite par Castle lui-même dont l'héroïne est Nikki Heat (Nikki Hard dans la série télévisée), mais à chaque page, on reconnaît les protagonistes de la série.

En quelques mots, l'histoire se résume par l'assassinat d'un magnat de l'immobilier, l'assassinat d'un commissaire-priseur, la disparition de tableaux de valeur  pas si disparus que ça finalement...

Tous les ingrédients d'une intrigue policière à la "Castle" sont réunis, y compris l'attirance physique des protagonistes qui, contrairement à la série télévisée, se concrétise relativement rapidement.

Le style et le rythme de l'histoire sont efficaces car l'intrigue est rythmée comme un épisode de la série et, à la fin de chaque chapitre, je n'ai eu qu'une envie, lire le suivant!

Je recommande donc ce livre aux amateurs du genre et aux fans de Castle, mais ne vous attendez pas à de la grande littérature...

 






Richard Castle, Vague de chaleur, Editions City, 2010, 224 pages

Anouchka Sikorsky - Crime à Louvain-la-Neuve

Il y a quelques mois, les éditions Luc Pire ont lancé la collection "Roman de gare" distribuée en deux catégories: "Kiss and read" et "Kill and read", c'est-à-dire des romans "à l'eau de rose" et des romans policiers. Cette collection est destinée aux voyageurs dont je fais partie et est disponible dans toutes les gares belges.

L'auteur est une ancienne animatrice de télévision, bien connue du public de RTL. Elle signe ici un roman simple mais efficace. C'est d'ailleurs le but de la collection. Mais revenons-en à l'intrigue.

Julie, jeune étudiante en criminologie, est retrouvée morte sur le campus de Louvain-la-Neuve. L'enquête est confiée à un inspecteur qui sort des sentiers battus, Alphonse Lalune, et à son collègue, qui n'est pas beau mais pas si mal que ça, Isaac Ricardi.

Leurs investigations vont les mener à découvrir (ou redécouvrir) le milieu estudiantin. Les amis de Julie, qui partagent le même kot, vont être interrogés à tour de rôle. La sagacité des policiers va bien évidemment mener à l'arrestation de l'assassin.

C'est un roman bien crit, court et précis. Il se lit vite (un voyage en train de 1h40) et, selon moi, remplit tout à fait les caractéristiques demandées pour cette collection (notamment le fait que l'intrigue se déroule dans une ville belge).

Le seul reproche que je formulerais (à l'égard de la collection et non du présent titre), c'est son prix. En effet, dix euros pour un "petit" livre de poche, aussi bien écrit soit-il, me semble excessif.






Anouchka Sikorsky, Crime à Louvain-la-Neuve, Editions Luc Pire, Collection Kill and Read, 2012, 144 pages

Andrea H. Japp - Le septième cercle

Ann, son mari et son fils ont un accident de voiture duquel seule Ann réchappe. Tel est le préambule du livre.

L'assassinat d'une journaliste persuade Ann que leurs histoires sont liées et elle décide de mener l'enquête avec un collègue de la journaliste.

La version que j'ai lue me semble une version raccourcie. En effet, les éléments s'enchaînent parfois sans réelle cohérence ou logique et en tout cas bien trop vite!

Pour m'en convaincre, je vais essayer de trouver la version brochée de ce livre paru en 1998...

Vous l'aurez compris, je suis un peu déçue par cette lecture alors que Andrea H. Japp a une solide réputation d'auteur de polar.

A suivre donc ...






Andrea H. Japp, Le septième cercle, Editions Flammarion, 1998, 125 pages