mardi 20 décembre 2016

Camilla Läckberg - Le dompteur de lions

C'est le premier livre que je lis de cet auteur à (très grand) succès. J'avais lu des critiques mitigées car il semble que ce livre, dans sa structure, ressemble beaucoup aux autres. Je pense que, au fil tu temps, il en va de même pour beaucoup d'auteurs, mon "chouchou" Harlan Coben en premier ...

Soit, j'ai commencé la lecture de ce livre en essayant de mettre de côté toutes ces critiques, ce que je pense avoir pu faire sans trop difficultés et j'ai ADORE... 

Même si parfois j'ai du mal à suivre les personnages car on sent bien qu'ils se "connaissent de longue date", j'ai pris un plaisir certain à suivre les aventures de Patrik et Erika, respectivement officier de police et journaliste et ... mari et femme!

L'histoire commence par la découverte d'une jeune fille, blessée, mutilée, exténuée, ... Elle mourra ... Il s'avère qu'elle a disparu il y a quelques mois et que ses mutilations ressemblent à d'autres déjà vues. Un tueur en série? Un copycat? L'enquête commence ... 

Camilla Läckberg maîtrise à la perfection le phénomène "page turner" ou plutôt, en bon français, "tourneur de pages". Qu'est-ce que cela? Il s'agit tout simplement d'une astuce pour que le lecteur ait envie de continuer à lire; chaque chapitre se termine sur un rebondissement qui a pour conséquence que l'on a envie de lire la suite et que l'on reste ainsi, comme moi, à lire toute la nuit sans pouvoir décrocher d'un roman. Le rebondissement ultime étant, bien évidemment, l'épilogue!

C'est quasiment ce qui m'est arrivé avec ce livre que je conseille vivement aux amateurs de polars nordiques, de série noire, de descriptions un peu glauques et de nuits sans sommeil.

Inutile de vous dire que Camilla Läckberg est devenue ma deuxième "maître de vos nuits blanches" pour calquer le slogan de Harlan Coben...

A bon entendeur, ou plutôt à bon lecteur... Excellente lecture! 








Camilla Läckberg, Le dompteur de lions, Editions Actes Sud, 2016, 388 pages

lundi 21 novembre 2016

Philippe Delerm - Les eaux troubles du mojito : Et autres belles raisons d'habiter sur terre

Je n'avais jamais lu de livre de Philippe Delerm et je ne savais pas à qui m'attendre. Il reçoit toujours de bonnes critiques lors de la parution de ses ouvrages. Je m'attendais donc à être "scotchée", à un "waow" littéraire et ... et bien non.

Certes Philippe Delerm écrit extrêmement bien, mais le format du livre ne m'a pas plu. Il s'agit un recueil de nouvelles, alors que je m'attendais à une histoire décalée. J'aurais sans doute dû me renseigner avant de le lire.

De plus, les nouvelles sont brèves, voire très courtes car elles "durent", au maximum, trois pages. 

Dommage ... 






Geronimo Stilton - Un sorbet aux mouches pour Monsieur le Comte

Avant d'offrir ce livre à un de mes neveux, je voulais m'assurer que l'histoire lui plairait et surtout que ce livre est bien adapté à son âge.

Je n'ai pas été déçue, loin de là. Les aventures de Geronimo Stilton sont passionnantes, même pour les grands! Bien sûr, pour les "grands", l'histoire est prévisible, mais pour les petits, elle a certainement un grand intérêt.

Le plus: une typographie originale, avec à certains endroits des mots écrits dans des polices de caractère différentes afin d'attirer l'attention des petits lecteurs et de mettre en évidence la trame de l'histoire.

L'histoire justement, quelle est-elle? Géronimo reçoit un message de son cousin Traquenard. Il prend ce message pour un SOS. Mais en est-il vraiment un? Difficile à dire! Avec l'aide de Téa, sa soeur, et de Benjamin, son neveu, Géronimo se rend en Transourisie, là où se trouve Traquenard. Que fait-il donc là? Il est tout simplement devenu le cuisinier du Comte Vlad Von Sourizek. Ce dernier a décidé d'organiser un grand bal et voici nos compères Géronimo, Traquenard, Téa et Benjamin embarqués dans une nouvelle aventure!

Cette histoire ne m'a pas fait frissonner, mais elle m'a bien fait sourire (souris-re). Elle plaira sans aucun doute à mon neveu, qui doit encore patienter avant de la lire car, à 6 ans, il est encore un peu jeune pour ce genre d'aventures...

 



 
Geronimo Stilton, Un sorbet aux mouches pour Monsieur le Comte, Editions Albin Michel Jeunesse, 2016, 118 pages

Yves Ramonet - Meurtres à l'île d'Yeu

On dirait que je suis dans ma phase "policier". C'est en fait un hasard. Ayant tellement de livres dans ma PAL, j'en ai pris quelques uns, comme ça, sans vraiment réfléchir, et je les ai mis en pile; je les prends un par un... Qui sait quel sera le prochain?

Mais parlons d'abord de celui-ci... J'aime assez la série télévisée "Meurtres à ..." sur France 3. Ce ne sont pas de grandes intrigues, mais le dénouement est souvent surprenant. Ce qui me plaît particulièrement, c'est que l'on part à la découverte de villes ou de régions à travers ces histoires. Il y a quelques bijoux!

Concernant ce livre, j'ai, depuis avoir vu le feuilleton, très envie de visiter l'île d'Yeu. J'ai toujours autant envie de la visiter après avoir lu le livre même si celui-ci m'a laissée sur ma faim. Pourquoi? Tout simplement parce que le livre reprendre, quasiment mot pour mot, les dialogues du film. Sont ajoutées quelques descriptions de lieu, d'endroits, de faits et gestes des protagonistes, mais sans plus.

J'ai eu l'impression de lire le script de l'épisode diffusé à la télévision.

Pour les inconditionnels, ce livre est sans doute une réussite...






Michel Ramonet, Meurtres à l'île d'Yeu, Editions Michel Lafon, 2015, 272 pages

jeudi 6 octobre 2016

Matthew McBride - Frank Sinatra dans un mixeur

Autant le dire de suite, j'ai eu du mal avec ce roman. J'en avais pourtant entendu et lu beaucoup de bien, mais je n'ai jamais vraiment accroché. Je l'ai commencé une fois, puis une deuxième et enfin une troisième où je me suis obligée à le terminer. 

Le postulat est plutôt drôle et amusant: un braquage de banque en camionnette de boulangerie! Cela a de quoi éveiller la curiosité du lecteur. le titre est lui aussi énigmatique, même si, en voyant le X fait d'os, on se doute que Frank Sinatra est un chien.

Mais que ferait-il dans un mixeur? Il faut attendre presque la fin du livre pour le savoir et entretemps ... et bien entretemps, même s'il y a certains passages drôles, ce n'est pas la franche rigolade, au contraire. Ce livre regorge d'épisodes glauques, et je n'ai pas aimé. Pourtant, je n'ai, a priori, rien contre ce genre d'histoires. Mais ici, ça ne passe pas.

Je vais quand même vous parler de l'histoire: Nick Valentine, ancien flic reconverti en détective privé, est devenu alcoolique et accro aux médicaments. Cela n'empêche pas un flic, qui a bien connu son père (lui aussi flic, on n'en sort pas), de lui demander son aide lorsqu'un banquier est découvert "suicidé" dans sa maison. Peu après, un braquage de banque a lieu. Il est perpétré par des individus se promenant en ... camionnette de boulangerie! On croit rêver!

Et pourtant non, on ne rêve pas, on ne sort même pas de la réalité en fait. Cette chasse à l'homme est semée d'épisodes sanglants, d'autres épisodes grossiers, ... 

Beaucoup ont dit que c'est un livre déjanté. Sur ce point, je les rejoins. Mais il est tellement déjanté que, à côté des personnages, ceux de certaines séries télévisées semblent bien sages ... 

Quoi qu'il en soit, j'ai fini par terminer ce livre, comme je me l'étais promis. Il me reste un goût de "trop peu" parce qu'on ne parle quasiment jamais de l'enquête sur le pseudo suicide du banquier ... et finalement, c'est sans doute cette histoire-là que je m'attendais à lire.









Matthew McBride, Frank Sinatra dans un mixeur, Editions Gallmeister, 2015, 247 pages

lundi 3 octobre 2016

Roger Auque (avec Jean-Michel Verne) - Au service secret de la République

Roger Auque: ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose, mais je me souviens très bien avoir entendu son nom cité inlassablement au journal d'Antenne 2 (France 2 aujourd'hui) lorsqu'il était otage au Liban. Je n'avais pourtant qu'une quinzaine d'années, mais son nom, ainsi que celui de ses infortunés compagnons, je ne l'ai jamais oublié.

Ce livre a été publié après sa mort. On pourrait penser qu'il s'agit d'un testament, comme l'indique la couverture. Ce n'est cependant pas l'impression que j'en ai eu.

Bien qu'intéressant à plusieurs égards, notamment lorsqu'il raconte son ressenti du "après", tout en voulant faire croire que tout va bien, cette histoire m'a un peu déçue car il s'agit plutôt d'un règlement de compte avec certains journalistes, hommes politiques ou personnes qu'il considérait comme "amies" même s'ils ne nomme jamais personne.

Sans doute devrais-je lire ses autres livres afin d'avoir une vision plus globale de son expérience de journaliste, puis de diplomate. En effet, dans ce livre, les épisodes sont un peu décousus, désordonnés; on y découvre un épicurien, aimant la vie, les femmes et l'argent... et les révélations sur sa paternité cachée ne sont finalement pas vraiment des révélations.

Quant à son côté "espion", il est mentionné, bien sûr! Mais de manière superficielle: on n'apprend pas grand chose d'intéressant.

Ce livre se lit vite, comme un roman et aurait pu être un tel bel ouvrage posthume.

Quoi qu'il en soit, RIP Mr Auque.
 





Roger Auque, avec Jean-Michel Verne, Au service secret de la République, Editions Fayard, 2015, 212 pages

lundi 26 septembre 2016

Harlan Coben - Intimidation

Dans ma lancée, j'ai commencé le seul livre de Coben qui est dans ma PAL.

Habituellement, je lis ses livres à peine achetés, mais cette fois, après avoir été un peu déçue par quelques uns de ses derniers romans, je l'avais laissé de côté. Depuis, j'ai lu Double piège et j'ai tout de suite pris Intimidation dans les mains pour le lire! 

Et en fait, j'aurais mieux fait de lire celui-ci d'abord parce que, après l'excellent Double piège, je me sens un peu "piégée" par celui-ci. Ce livre est loin d'être le meilleur de Coben, cela sent même le "réchauffé" car il nous avait déjà parlé des dangers d'internet dans Tu me manques.

Cette fois, il s'agit de l'histoire de Adam dont la femme disparaît après qu'il a appris qu'elle avait simulé une grossesse deux ans auparavant. S'ensuivent une flopée de personnages plus ou moins, mais souvent moins, intéressants rencontrant le même problème: une personne les aborde pour leur dire que leur conjoint, mari, épouse, ... n'est peut-être pas aussi honnête qu'il/elle le croit.

Certains passages sont longs, voire même inutiles, cela allonge l'intrigue et la complique inutilement.

Bref, ce n'est pas du tout le meilleur livre de Coben, mais les inconditionnels, dont je fais partie, ne manqueront pas de le lire!










Harlan Coben, Intimidation, Editions France Loisirs avec l'autorisation des Editions Belfond, 2015, 405 pages

samedi 17 septembre 2016

Harlan Coben - Double piège

Le maître de vos nuits blanches est de retour!

Pourquoi? Tout simplement parce que, après être restée sur ma faim avec quelques uns de ses derniers livres, avec celui-ci, on retrouve le Harlan Coben qu'on aime! 

Maya, ancienne militaire, enterre son mari Joe et se retrouve seule avec sa fille Lily. Joe a été assassiné. Oui, mais voilà, quelques jours plus tard, elle voit Joe sur une vidée tournée dans sa maison après son assassinat!

La soeur de Maya a également été assassinée, est-ce un hasard? Maya commence alors son enquête et découvre des choses étonnantes sur son défunt mari et sa belle-famille...

Tels sont les prémices de cette histoire qui est rondement menée et dont le dénouement est, une fois encore, étonnant! 

Ceux qui lisent mon blog savent que je suis une inconditionnelle de Coben et je ne vais pas répéter les adjectifs (pas toujours objectivement) élogieux que j'ai déjà écrits à son égard.

Sachez en tout cas que ce livre a du peps, que cette histoire a des rebondissements, qu'elle vous tient en haleine jusqu'à la fin! Je l'ai lue en à peine quelques heures; il était presque impossible de lâcher le livre!

Il est, selon moi, de la trempe de "Ne le dis à personne", son meilleur livre!

Welcome back Mr Coben!

 





Harlan Coben, Double piège, Editions France Loisirs avec l'autorisation des Editions Belfond, 2016, 424 pages


mardi 13 septembre 2016

Géraldine Maillet - Splendour

Après avoir entendu des critiques très élogieuses à propos de ce livre et étant intriguée par la fin tragique de Natalie Wood, c'est avec empressement que j'ai acheté ce livre.

Et c'est avec autant d'empressement que je l'ai lu, non pas par passion mais par envie d'en finir au plus vite!

Pensant que ce livre racontait, de manière romancée, la vie de Natalie Wood, j'ai été déçue car il en va tout à fait autrement. Il s'agit de la manière dont l'auteur imagine les dernières heures de la star. 

Si au moins le style d'écriture me plaisait, cela aurait pu sauver les meubles, mais pas du tout! Des phrases sans verbe, parfois de simples mots formant une phrase. Cette écriture moderne, de manière générale, me déplaît profondément et me laisse un goût d'inachevé, tout comme ce livre... 

Heureusement qu'il n'y a que 151 pages! Cela aurait pourtant pu être une belle découverte!









Géraldine Maillet, Splendour, Editions Grasset, 2016, 151 pages

mardi 30 août 2016

Lars Kepler - Désaxé

Après avoir entendu de nombreuses critiques dithyrambiques au sujet de ce polar, je me suis dit qu'il fallait que je le lise. Afin d'éviter que ma PAL n'explose encore un peu plus, je l'ai emprunté à la bibliothèque et ... il a du succès parce que j'étais 7e dans la liste d'attente! Pourtant, le livre compte 589 pages .. un vrai pavé, quel beau morceau pour une reprise de lecture, n'est-ce pas?

Plus sérieusement, Lars Kepler raconte l'histoire d'un tueur en série. Une vidéo est envoyée à la police avant chaque meurtre. A chaque fois, il s'agit d'une femme seule chez elle (mais pas forcément seule dans la vie) qui est filmée à son insu. Les meurtres s'enchaînent alors que la police fait du sur-place. Le principal suspect est ... en prison! 

Oui, mais voilà, les choses se corsent car un éminent psychiatre finit (à la page 385!!) par devenir le suspect, voire l'ennemi n° 1 ...

Ce livre est long, très long, peut-être même trop long. Il y a énormément de descriptions bien que les personnages ne soient pas tellement fouillés. Et puis j'ai eu du mal à suivre les personnages justement, sans doute parce que cette histoire est le cinquième récit reprenant les mêmes protagonistes et que je n'ai pas lu les quatre premiers! Mais même sans cela, je pense que j'aurais trouvé certaines descriptions inutiles car elles n'apportent rien au récit, elles ne font qu'alourdir le poids du livre (au sens propre comme au sens figuré).

J'aurais préféré que les personnages soient plus creusés, que leur part d'ombre soit plus expliquée, à moins que cela n'a déjà été fait dans les quatre premiers livres; cela aurait donné plus de piquant à l'histoire.

On comprend l'identité du tueur environ 100 pages avant la fin et pourtant le dénouement est plutôt convenu et assez simpliste, mais ne sera pas dévoilé :)

Ce qui tient le lecteur en haleine, ce sont les chapitres brefs (parfois à peine une page et demi) qui donnent l'impression d'avancer vite, et au final, c'est le cas car, même si je n'ai pas été passionnée par l'histoire, j'ai tout de même lu le livre en à peine deux jours!









Lars Kepler, Désaxé, Editions Actes Sud, 2016, 589 pages