mardi 1 février 2011

Jason F. Wright - Les lettres du mercredi

Sur mon étagère depuis environ deux ans (j'ai honte car il a été prêté par la maman de ma belle-soeur adorée et je n'aurais jamais dû le garder aussi longtemps!), j'ai finalement entamé ce livre dans le train.

Quelle déception ... de ne pas l'avoir commencé plus tôt!!

J'ai tout de suite accroché à l'histoire (pas tout à fait au style un peu longuet par moments); une histoire a priori assez simple, comme il peut en arriver dans toutes les familles: les parents, Jack et Laurel, décèdent tous les deux la même nuit. C'est bien évidemment un choc pour les enfants: Matthew, Samantha et Malcolm.

Même si la vie les a séparés, les frères et soeur s'adorent et se retrouvent ainsi à devoir organiser les funérailles de leurs parents. Ils découvrent ainsi des centaines de lettres écrites par leur père à leur mère, tous les mercredis de leur vie commune, preuve de la promesse que Jack avait faite à Laurel le jour de leur mariage.

Dans l'une d'elles est révélé un secret de famille, très lourd à porter, qui va chambouler la vie des trois enfants: Malcolm, le plus jeune des enfants, est le fruit d'un viol qui s'est passé un jour où Jack n'était pas avec son épouse adorée. Jack a élevé Malcolm comme son fils sans jamais faire aucune différence avec ses autres enfants "biologiques".

Ce livre est une histoire terrible, faite de rires, de larmes, d'émotion; c'est une formidable leçon d'amour, de partage et de pardon. Seul bémol: les bons sentiments américains qui, à mon goût, reviennent un peu trop souvent en parlant de Dieu. "Dieu a pardonné alors nous pardonnons". Et bien non, il ne faut pas forcément croire en Dieu pour pouvoir pardonner: le pardon n'est pas donné à tout le monde, c'est une évidence car deux personnes ne ressentent pas les choses de la même façon, et il est vrai que c'est un postulat plutôt biblique, mais celui qui est capable de pardonner fait preuve d'une grandeur d'âme impressionnante et cela n'a, à mon avis, rien à avoir avec le fait de croire en Dieu ou pas.

C'est un livre qui doit être lu dans de "bonnes conditions", c'est-à-dire dans un état d'esprit "positif" sinon, il risque de ne pas plaire, alors que, je me répète, c'est une histoire formidable!







Jason F. Wright, Les lettres du mercredi, City Editions, 2009, 286 pages

1 commentaire:

  1. Tu es toute pardonnée pour le retard!
    Gros bisous!

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